La commune de Sainte-Croix est l'endroit rĂȘvĂ© pour Ă©tudier le systĂšme social. Je prends dans la face toute la perfidie de cette parodie.
Quelle que soit l'opposition, mĂȘme de mes proches, comme par exemple l'autre sot d'Olivier Oberholzer qui n'hĂ©site pas Ă tout dĂ©truire sur son passage dans le fallacieux espoir de se voir mieux briller, la Lion's continue de remettre sans cesse sur l'ouvrage la crĂ©ation du paradis grĂące Ă une multitude de petits gestes et un certain nombre de prises de positions.
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La Sagne, le 11 février 2014
Aux journaux
Mesdames, Messieurs les journalistes,
Il est nécessaire que je commence par vous avouer ne consulter que trÚs épisodiquement vos oeuvres. La somme de violence contenue dans les journaux me rend malade. Quels que soient les idéaux défendus.
Ce n'est pas que je croie qu'il s'y trouve plus de mensonge qu'ailleurs, c'est seulement qu'à mes yeux c'est dans la presse que l'on trouve le plus précis reflet de la société et je n'aime pas du tout ce que j'y perçois.
Ce gros dĂ©sagrĂ©ment ne m'empĂȘche point d'Ă©prouver beaucoup de respect pour votre travail. Bien au contraire, c'est baignĂ© de tendresse que je m'adresse Ă vous, Mesdames, Messieurs les journalistes, car, si la crĂ©ation n'avait investi une quantitĂ© d'Ă©nergie colossale durant les premiĂšres annĂ©es de ma vie, pour me rappeler qu'on n'avait pas Ă rĂȘver plus haut que son cul lorsqu'on est issu d'une famille de paysans assez sots pour avoir bradĂ© leurs terres, j'aurais assurĂ©ment choisi d'essayer suivre votre voie. D'ailleurs, je ne vois toujours de plus jouissive raison de vivre que d'en narrer l'expĂ©rience.
J'avoue lĂąchement que je suis heureux d'avoir cĂ©dĂ© Ă la pression de mon entourage et de n'avoir pas Ă raconter publiquement qu'Ă l'heure oĂč la connaissance est dans tous les foyers, des tribunaux censĂ©s ĂȘtre les garants de la morale publique puissent encore se rĂ©vĂ©ler incapables de faire la diffĂ©rence entre la forme et le fond d'un message.
J'ai besoin de vous, pour le faire Ă ma place. Mon entourage et moi-mĂȘme venons de subir deux longues annĂ©es d'harcĂšlements ayant tous pour tireur officiel la mĂȘme entitĂ©, que dans mon intimitĂ©, j'appelle l'aBruttin. Nous ne souhaitons pas que d'autres chercheurs de vĂ©ritĂ©s puissent Ă©galement se voir malmenĂ©s aussi violemment, pour des prĂ©textes aussi futiles qu'avoir partagĂ© avec quelques amis les preuves de la mauvaise foi d'une secrĂ©taire quelconque.
Je suis conscient de ne point vous apporter une belle histoire, seulement je suis persuadé qu'en m'aidant à démontrer que la vérité gagne toujours à la fin, vous saurez la rendre lumineuse.
Quoi qu'il advienne, nul ne me fera jamais croire qu'un gars qui frappe un autre parce qu'il n'aime pas les mots utilisés, saurait avoir raison. Mon expérience m'a enseigné que si la force n'était pas accompagnée d'arguments crédibles, elle n'était que l'expression d'une trÚs grande faiblesse. Mon intuition m'amÚne donc à déduire que l'administration bien trop alourdie est sur le point de s'écrouler. Je crois qu'il n'est plus temps de la protéger.
Quoi que je croie, rien ne justifiera qu'on me frappe pour ça, et encore moins qu'on s'en prenne à mon entourage.
Merci infiniment pour ce délicieux moment que je viens de passer avec vous.
Soyez bénis, Mesdames, Messieurs les journalistes.
Copie à : Liste annexée
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